Ô Ange-Colombe de mon ciel !

À l’heure d’une petite escale improvisée
Dans une crique abandonnée à l’azurée
Allongée sur le pont, je rêvassais aux cieux
Mes compères gaiement, folâtraient dans l’aqueux

Ô Toi ! bel ange-colombe, venu de l’au-delà
Hypnotique apparition au dessus des mâts
Soudain, de tes grandes plumes cotonneuses
Tu happas ma déraison de ton aura lumineuse

S’enveloppa mon âme bleue de tes ailes de neige
Ta vapeur d’eau en mirage inondant mes prunelles
En cet instant de sérénité, de pureté originelle
Je naviguai dans tes bras, entre paix et sortilèges

Fussé-je la seule à te voir, personne ne me crût
Avant que tu ne fuis tous ces impies dans les nues
Par bonheur, ton hologramme, je n’avais pas loupé
Les yeux de mon obturateur t’avaient capturé

Alors, sur l’image, mes aveugles du merveilleux
Purent à leur tour, t’admirer à travers mes yeux
Grâce à la photographie, pie voleuse de magie
Tu existes a jamais, sur la pellicule de ma vie

Pourquoi, toujours, s’imposent à moi ici
Ces signes de mon ciel, ces belles pareidolies
Que je suis esseulée, toujours, à admirer
Quand d’autres ne voient que leur bout de leur nez

Est-ce une chance inouïe, d’avoir l’œil acéré
Les yeux en l’air à l’écoute du céleste, éveillée
Qui me vaut si souvent, de trébucher sur les pierres
Et d’atterrir par terre, le nez dans la poussière.

8 commentaires sur « Ô Ange-Colombe de mon ciel ! »

    1. Merci Michèle de vos commentaires toujours gentils et de votre fidélité.
      Vous avez raison, je préfère avoir les genoux égratignés quelquefois et ne rien louper de ces merveilles… Et Je suis comme vous, je crois à la protection des anges. J’écoute leurs signes. Un jour, oui, nous les rencontrerons là-haut, ou nous les retrouverons… Continuez d’y croire, c’est aussi ce qui nous rend positives.

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  1. Magnifique photo et superbe poème, bravo Angie !! Ton œil est bien aiguisé et de ce fait le mien commence à le devenir, mais je n’ai encore rien vu d’aussi beau. La patience et la chance doivent être le secret ! Bises

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    1. Bonjour er merci ma Krikri, même si j’ai l’oeil acéré, il y a aussi une belle part de chance. Souvent, j’en vois mais je n’ai pas la possibilité de les photographier dans l’instant, et Zou ! elles disparaissent… Et puis, elles ne sont pas toutes aussi belles ou évidentes. Bisouxxx

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  2. La blancheur opaque des nuées
    Sculpte d’intrigantes images
    Son grand plaisir d’enfant sage
    Y découvrir la traine d’une fée

    L’horrible tête de Barbe Bleue
    Celle d’un joueur de clarinette
    Une licorne trainant charrette
    Ou un navire fendant les cieux

    Tournée vers le ciel, sa frimousse
    Qu’il soit pur ou bien très lourd
    Même les nuits de lune rousse
    Enfant un jours, enfant toujours

    Elle trouvera ce dont elle rêve
    Fixé à jamais par l’argentique
    Les images étranges, mirifiques
    De grands nuages à la vie brève

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    1. Quel magnifique poème Zeev !
      Vous êtes vraiment très fort pour poétiser des petits contes. J’aime beaucoup votre style d’écriture. C’est vrai qu’il faut toujours garder son âme d’enfant pour être à l’affut du magique et du merveilleux de ce monde et des cieux. J’espère avoir toujours cette capacité. Il faut également garder son âme d’enfant pour le mettre en mots ainsi que vous venez de le faire. Merci.

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  3. Cette paréidolie,
    Moteur de créations aussi jolies,
    S’accompagne de qualités bien affûtées.

    Il faut avoir l’œil et le réflexe !
    Puis savoir écrire le texte.
    Et être par la chance accompagnée.

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    1. Merci beaucoup mon ami Thibault !
      J’aime bien quand tu te fais confiance et que tu oses répondre en jolis vers. Pour les paréidolies, en effet, il faut non seulement l’oeil mais aussi le réflexe, avant que la vapeur d’eau ne s’étiole. LOL. Merci.

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