Ce petit texte est pour Toi Mon Petit Lou-Loup Donatien qui vient de te faire opérer hier et qui est très courageux…
Tu es mon petit chevalier… Tu plies mais ne romps pas… Je t’aime

J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
J’aurais aimé que ce fut en athlète, pour prendre position avant l’élan,
en fier combattant pour le départ d’une course de 100 mètres.
J’aurais aimé que ce fut devant un amour si grand qu’il m’eut fait m’incliner de respect,
déposer mes armes ou demander une main une bague en offrande.
J’aurais aimé que ce fut pour mon adoubement au rang de chevalier,
en gratification du valeureux page que j’étais…
J’aurais accepté, au pire, que ce fut pour une simple défaillance,
quelque trébuchement sur le chemin de ma vie, avant de mieux me relever,
plus fort et déterminé devant la route à parcourir…
Mais NON… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
J’ai contenu le fauve en moi et j’ai perdu ma soif de guerroyer
J’ai contenu mes éclats de rire et mes jeux bruyants et j’ai perdu ma joie de vivre
J’ai contenu mon feu brûlant intérieur et j’ai perdu la passion d’aimer
J’ai retenu ma plume et mes mots et j’ai perdu le plaisir d’écrire, l’envie de m’exprimer
J’ai clos mes paupière sur le monde, anesthésié mes sens et j’ai perdu ma synesthésie
J’ai bâillonné mes paroles, contenu mes actes et j’en ai perdu le courage et la volonté
J’ai contenu mes regards purs d’enfants et j’ai perdu la faculté de m’émerveiller de Tout
J’ai retenu mes larmes de joie ou de peine et j’ai perdu ma belle humanité
Puis…
J’ai effacé le reflet de mon miroir et j’ai perdu CELUI que j’étais.
OUI… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
Dans Tous les jeux de ma vie que cependant j’affectionnais tant…
J’ai jeté mes dés sans attendre le résultats,
j’ai jeté mes cartes sur le Tapis et me suis couché.
J’ai couché mon roi sur l’échiquier… J’ai abandonné la partie. J’ai déclaré forfait.
Perdre et sortir du jeu définitivement… Je me suis résigné.
Je suis déjà passé de l’autre côté.
Ce texte ne se veut pas du tout déprimant, il est juste une fiction, une réflexion un peu profonde sur la résignation.
Celle que j’observe toujours souvent autour de moi, et que j’ai pris le parti de ne jamais adopter.
Je reste toujours profondément positive, et je prône justement la NON résignation… Il ne faut jamais jamais se résigner…
Il faut toujours continuer à se battre fièrement pour tout et à jamais.
Alors, je dédie ce texte… A ceux qui se résignent…
Et à ceux qui ne se résignent pas…
Superbe texte.
La première partie, pour un jeune Chevalier qui espère encore,
La deuxième pour un vieux Chevalier qui a tout perdu à tant s’oublier.
Il faut garder les valeurs qui nous font Homme, voire noble chevalier,
Ou gardien du Graal, mais surtout pour les autres, quelqu’un de fort.
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Merci beaucoup Thibaut… Puissions-nous tous (homme ou femme) rester toujours noble, fort et digne, sans bassesses ni mesquineries. Et ne jamais se résigner, ne jamais abandonner. J’essaie d’élever mes enfants ainsi… Ils ont les clés de la force et de la dignité entre leurs mains, à eux d’en faire bon usage.
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Je ne peux que partager ta vision de la non résignation : toujours rester positif, tirer le meilleur de toute situation aussi difficile soit elle. Encore un très beau texte, bravo ! Bises
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Merci ma Krikri, je ne peux que louer ta sincérité et je sais o combien tu partages cette opinion. Alors, continuons de ne jamais nous résigner. Et continuons à rire ensemble de tout avec quelquefois même quelques impudences… LOL.
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