À la faveur… (version 1)

Petite pause sieste le nez et les jambes en l’air…

À la faveur d’une petite pause sieste, ô temps j’implore ta clémence !
Mais le sommeil accumulé résiste malgré ma fatigue en latence
Je suis Allongée jambes étirées sous le bel olivier de soleil irradié
Ses rayons agressant ma rétine à chaque branche traversée

Ses petites feuilles gris-vert se balancent sous le souffle du vent
Les éclats de soleil papillonnent en confettis de lumière juste devant
J’étends ma main qui s’embrase entre mes ongles multicolores
L’orpailleur en moi s’échine à les saisir en vain, à capturer cet or

Je les envie et me résigne à les laisser fileter en liberté dans l’air
Insaisissable illusion d’optique, épées d’or, reflets éphémères
J’entrevois en rêve, sous les arbres, les paillettes de tes yeux de vair
Nos corps emmêlés d’amour et de sueurs sous un soleil d’enfer

Sur ma peau en projection de longs fils dorés entrecroisés
Mes yeux au ciel, en parallèle, j’admire tous les longs fils blancs striés
Créés par les tous les oiseaux de fer aux grandes vacances destinés 
La vapeur d’eau et leurs fumées dans la froideur mélangées

Les fantômes de coton défilent devant mes yeux résignés
Et en pensée m’entraînent malgré moi dans une danse effrénée
Des formes se dessinent, me content des histoires merveilleuses
En miroir se reflète tous les souvenirs de nos choses précieuses

Des êtres fantasmagoriques avec mon âme conversent
Me transpercent l’esprit, me narguent, me taquinent, me traversent
Et d’aventures fantastiques, de futurs espoirs encor me bercent
Je m’imagine alors, bousculer le cours du temps  à l’inverse.

5 commentaires sur « À la faveur… (version 1) »

  1. Une belle rêverie sous l’olivier, avec juste ce qu’il faut d’érotisme pour faire monter la pression et faire s’envoler l’imagination jusqu’au plus haut des cieux … ( mais pas au septième quand même ! )

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    1. Merci Marcek de votre gentille réponse, j’apprécie toujours votre humour, 🙂
      Oui,vive l’envol ! mais juste quelques étages en dessous du septième ciel, c’est plus prudent et plus décent ici, Je ne voudrais pas que mon blog soit censuré ! 🙂 MDR

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  2. Nous avons besoin du Soleil, de son or.
    Nous négligeons Gaia et son apport.
    Nous détruisons la vie sur Terre et en mer.
    Nous oublions que nous sommes des éphémères.
    Alors que tout incite au merveilleux,
    Y comprit que chaque vivant est déjà un dieu.
    Minéral, végétal ou animal,
    Il offre du bien et du mal.

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    1. Merci beaucoup Thibault pour ta belle réponse en joli poème, qui en plus d’allier la forme en vers est fort exact et profond dans son fond où tu as bien tout résumé. Moi j’essaie de ne rien oublier tout cela…

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