Le Trouble de l’O

En pleine vitesse, seule à la proue du navire
Mon esprit subversif, inévitablement chavire
Encore une autre photo graphiquement sulfureuse
À la faveur d’une ombre qui dessine malicieuse
Deux jarretières noires au-dessus de mes chaînes
Mes jambes nues dans le vide vers Toi m’entraînent

Sans répits à me souvenir cette vision me condamne
Me force à me rappeler nos étreintes et me damne
Je ressens la chaleur du soleil brûlant sur ma peau
En parallèle celle de ton corps en feu comme un étau
Le souffle du vent marin emmêlant mes cheveux
Celui pulsé doucement dans mon cou de ton air fiévreux

Au-dessus de la houle, en-dessous du vent, mon esprit plane
À l’ombre de nos corps entremêlés et de nos deux âmes
Cette ligne symbolique partageant pour moitié en bague
Mes libres balancements survolant les vagues
Capture mes yeux, et mon imagination fertile divague
De nos amours troublants, la vision de nous deux me nargue

Juste au-dessus de moi pour témoin ce ciel si grand, si haut
Juste en-dessous de cette ligne le trouble des eaux
Juste au-dessus d’elle le trouble de l’O

6 commentaires sur « Le Trouble de l’O »

  1. Bonsoir Angie,
    Beau poème, qui laisse la possibilité d’interpréter à différents niveaux.
    Pour la photo, j’aime la ligne d’ombre sur les cuisses, un peu trop basse pour des bas virtuels. L’ensemble fait rêver. Rêver reste beau et simple.

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  2. Heureux le marin qui à son bord
    Peut s’enivrer de tes attraits
    Et même s’il en perdait le nord
    Qui donc pourrait lui reprocher

    En son coeur tu as jeté l’ ancre
    Mousse troublé par une blonde
    Belle proue aux jambes longues
    Sur les flots d’un noir d’encre

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