
Hier, entraperçues quelques larmes de soleil,
Au coin de tes beaux yeux clairs aux iris mélangés
Que j’ai essuyées doucement du bout de mes doigts
Que la pudeur du moment m’imposait
De ne pas lécher.
Aussi, me suis-je privée du gout salé
De leur liquide cristallin
Quelques larmes d’or…
Que je collecte dans mon tamis d’orpailleur…
Encore…
Tu ne me diras pas qu’elle en était la cause,
Tes pupilles précieuses par le Soleil agressées
Peut-être était-ce seulement cela…
Trop de Lumière.
Ou Peut-être Autre chose…
Trop de Tout… Trop de Nous…
On ne précisera pas laquelle… Peut-importe…
Je me suis refusée, ton regard noyé dans le mien
De scruter de mon laser les tréfonds de ton âme
Trop d’amour envers Toi, ne me le permet pas
D’entrevoir quelques réponses plus précises
A tes larmes d’OR.
Je les garde précieusement en mémoire
Translucides et luisantes sur ta peau ensoleillée
Fugace sentiment suspendu, émotion retenue
Ces Larmes de pluie sous le soleil d’Or
Pour me souvenir de Nous…
Pour me souvenir
Que nous sommes humains,
Que nous sommes vivants,
Que nous nous aimons.
« Ne cache pas tes pleurs, cesse de t’en défendre,
c’est de l’humanité la marque la plus tendre. »
Voltaire
Il est des larmes de toutes sortes, que l’on attribue souvent à la tristesse, parfois à la joie, ou encore au soulagement, des larmes… Les larmes de l’âme sont rares comme le sont les grands sentiments, on les cache avec pudeur, dans la vie de tous les jours, ces larmes de joie, de peine, sont des cris d’amour, sous forme liquide de poèmes, écrits à l’encre d’un regard… émouvant poème, intime et si bien écrit.
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Merci Invitable, pour ces jolies phrases si vraies. Les larmes sont magnifiques à mes yeux pour justement tous les secrets qu’elles peuvent contenir… Et parfois, il est bon de ne pas chercher à savoir leur signification exacte, qu’importe… L’important c’est l’essence de leur humanité.
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Bienheureux ceux et celles qui savent écrire si finement, celui ou celle qui a suscité l’ émotion, celui ou celle qui a capté puis transcrit, transcendé son ressenti. Ils vivent.
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Merci beaucoup Thibault, d’avoir apprécié mes mots, et au-delà de ceux-ci, d’avoir rendu hommage également aux muses qui m’ont soufflé l’essence de cet écrit.
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