Marguerite Révolver

Bang Bang…

J’ai trouvé une sauvage Marguerite
Éblouissante de beauté…
Me suis inclinée devant cette magnifique inflorescence
Pour admirer ses fleurons blancs ligulés
Et observer l’abeille qui butinait 
En collectant le pollen dans ses pistils dorés
Je l’ai cueillie,
Me suis assise en tailleur dans le pré…
Puis je l’ai patiemment effeuillée…
Il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout…
Elle m’a hurlé que je tu ne m’aimais plus
Alors de dépit et de rage, ma belle marguerite, je l’ai tuée.

2 commentaires sur « Marguerite Révolver »

  1. Fleur des champs quelle est sa destinée ? tu sembles comme moi la connaitre, dévoilant par degrés tes pudiques couleurs tu t’es fait assassiner, sur toi pour embellir ta dépouille, j’ai versé quelques pleurs, il ne fallait pas lui mentir c’est à la folie que je l’aime. Bang Bang La nature n’accorde qu’une vie éphémère aux fleurs, mais lui offre les perles d’une larme échappée aux passagers du ciel, les caresses de Zéphyr, le sourire des étoiles du soir… puis comme un anathème au milieu de sa course Hélios flétrira ses couleurs, un des fils d’Éole brisera sa tige virginale… Pas de regret et aucun remord cette fleur est morte par vous de vous avoir trop aimé.

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  2. Merci Invitable, de votre long commentaires sous forme de poème en prose… Je suis ravie que même une si petite marguerite en jeux de mots d’amusement, vous ait inspiré tant de poésie… Ah, le pouvoir des fleurs !

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