Je me souviens du Temps…

Je me souviens du temps…
Où, petite hirondelle
Aux migrations de Printemps
Fuyant l’hiver et le gel
Sur ton balcon dormant
J’ai replié mes ailes…

Me suis posée en chantant
Humé ton âme originelle 
Et sous le souffle de ton vent
Ta brise passionnelle
Je me souviens du temps
Où j’ai touché ton ciel… 

En ma course, la déviant
De mon pas de tir habituel
Mes armes à terre, déposant
Pour irradier ton ciel
Emporté mon soleil levant
Je me souviens du temps…

Éros sa flèche décochant
Ciblé nos cœurs en tir sensuel
Cette salve d’amour flottant
Inévitable, presque irréelle 
Je me souviens du temps…
Où j’ai touché ton ciel… 

Offert mon merveilleux allant
Le souffre de mes jeux sensuels
Et dans l’azur troublant 
Du bout de mon soleil
Je me souviens du temps
Ou j’ai touché ton ciel…

Dans les mots océans 
Orpailleurs exceptionnels
De nos splendeurs d’avant
Du bout de mes merveilles
Je me souviens du temps
Ou j’ai touché ton ciel…

Or, ne convient jamais à l’hirondelle
Barreaux et fenêtres l’enfermant
Dans vos cages artificielles
Même dorées ou pur diamant
Mon envol repris-je au firmament
Mes rêves et projets, à tire d’ailes…

Mon envergure n’est belle
Que voilures libres aux vents
Moi, petite hirondelle
Ai-je dû fuir empressement…
Mais, je me souviens du temps…
Ou j’ai touché ton ciel…

Oui…
Je me souviens du temps
Où J’ai touché ton ciel
Du bout de mes prunelles…

Je me souviens du temps
Où J’ai touché ton ciel
Des plumes de mes ailes…

6 commentaires sur « Je me souviens du Temps… »

  1. Belles images, beau poème, belle sensibilité…
    L’hirondelle est adorable comme un ange, l’été.
    Son absence l’hiver : elle est partie ailleurs,
    Fait poser quelques mots au rimailleur.

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    1. Bienvenue sur mon Blog Thibault,
      Merci beaucoup pour ton appréciation. J’aime beaucoup l’hirondelle pour ses symboles, annonciatrice de Printemps donc de renouveau, de présages heureux, de liberté, de courage, et de fidélité, après ces longs voyages, elle revient toujours au nid. Tu es mon deuxième abonné, alors médaille d’argent.

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  2. Ses ailes déployées ,figées dans l ‘attente
    D’un vent du sud qui l’ entrainera très loin
    Au de là des frimas,des neiges en tourmente
    Au pays du sable sec, pays du presque rien

    Hirondelle sais tu , toi que j’ai aperçue
    Lors d’un voyage vers ton gite estival
    Et qui m a fredonné un trés doux madrigal
    Perchée sur une branche, là je t’ai reconnue

    Vers le sud des suds , vers la Terre Promise
    De ceux de ma tribu, elle en est l ‘héritage
    Là est ma demeure, un bien vert pâturage
    Vers elle va, vole , deviens mon Eloïse

    J’ attendrai au printemps,aux autres aussi
    Tant qu’à une saison , une autre succédera
    Faucons et aigles ,jamais tu ne craindras
    Ma couche sera tienne et toi mienne à merci

    Zeev

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    1. Bienvenue sur mon Blog Zeev,
      Vous êtes mon tout premier abonné, je vous décerne la médaille d’Or du courage de supporter mes mots. LOL.
      Comment ne pas être honorée que votre commentaire soit sous forme d’un si beau poème comme une fable, faisant écho au mien. Alors merci encore, ami poète !

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    1. Merci beaucoup Invitable, de votre gentil retour. Il est vrai que j’aime allier le texte à l’image, alors contente que cela vous plaise. Et vous n’êtes aucunement noyés dans la masse de mes lecteurs, loin de là, voyez-vous, mais faites au contraire partie de mes premiers abonnés… Si tel est le cas un jour… Qu’il y en ait masse… Comment pourrais-je oublier, la fidélité d’un des premiers courageux qui a osé s’aventurer dans la forêt de mes mots.

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