J’ai dessiné mes ailes sur le sable de la plage Ni pour être plus pure, ni pour être plus sage Juste pour l’illusion, juste pour le mirage Qu’elle deviennent réelles, visibles dans l’image
J’ai dessiné mes ailes pour rejoindre l’appel Des anges de mon ciel et gravir les étages Moi, l’enfant à la craie, ma marelle en traçage Pour quitter la terre ferme, sautiller jusqu’au ciel
J’ai dessiné mes ailes pour l’envol idéel Délier mes cordages, libérer l’amarrage Vers un monde plus heureux, un monde plus large Et puis ravir aux cieux les larmes des nuages
J’ai dessiné mes ailes sur le sable de la plage Quelques plumes blanches pour unique bagage Pour rêver à l’envi et vérifier l’adage Qu’au-delà on vit mieux, emprunter le passage
Ce petit texte est pour Toi Mon Petit Lou-Loup Donatien qui vient de te faire opérer hier et qui est très courageux… Tu es mon petit chevalier… Tu plies mais ne romps pas… Je t’aime
Mon petit Chevalier… Merci d’avoir posé pour moi.
J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
J’aurais aimé que ce fut en athlète, pour prendre position avant l’élan, en fier combattant pour le départ d’une course de 100 mètres. J’aurais aimé que ce fut devant un amour si grand qu’il m’eut fait m’incliner de respect, déposer mes armes ou demander une main une bague en offrande. J’aurais aimé que ce fut pour mon adoubement au rang de chevalier, en gratification du valeureux page que j’étais… J’aurais accepté, au pire, que ce fut pour une simple défaillance, quelque trébuchement sur le chemin de ma vie, avant de mieux me relever, plus fort et déterminé devant la route à parcourir…
Mais NON… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
J’ai contenu le fauve en moi et j’ai perdu ma soif de guerroyer J’ai contenu mes éclats de rire et mes jeux bruyants et j’ai perdu ma joie de vivre J’ai contenu mon feu brûlant intérieur et j’ai perdu la passion d’aimer J’ai retenu ma plume et mes mots et j’ai perdu le plaisir d’écrire, l’envie de m’exprimer J’ai clos mes paupière sur le monde, anesthésié mes sens et j’ai perdu ma synesthésie J’ai bâillonné mes paroles, contenu mes actes et j’en ai perdu le courage et la volonté J’ai contenu mes regards purs d’enfants et j’ai perdu la faculté de m’émerveiller de Tout J’ai retenu mes larmes de joie ou de peine et j’ai perdu ma belle humanité Puis… J’ai effacé le reflet de mon miroir et j’ai perdu CELUI que j’étais.
OUI… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…
Dans Tous les jeux de ma vie que cependant j’affectionnais tant… J’ai jeté mes dés sans attendre le résultats, j’ai jeté mes cartes sur le Tapis et me suis couché. J’ai couché mon roi sur l’échiquier… J’ai abandonné la partie. J’ai déclaré forfait. Perdre et sortir du jeu définitivement… Je me suis résigné.
Je suis déjà passé de l’autre côté.
Ce texte ne se veut pas du tout déprimant, il est juste une fiction, une réflexion un peu profonde sur la résignation. Celle que j’observe toujours souvent autour de moi, et que j’ai pris le parti de ne jamais adopter.
Je reste toujours profondément positive, et je prône justement la NON résignation… Il ne faut jamais jamais se résigner… Il faut toujours continuer à se battre fièrement pour tout et à jamais.
Alors, je dédie ce texte… A ceux qui se résignent… Et à ceux qui ne se résignent pas…
Abandon maternel vu du côté de mes enfants quand je les délaisse pour écrire…
L’absente… C’est Moi… Désolé.
Soudain Ma mère nous abandonne Elle nous zappe, nous oublie, nous ignore, et sans doute même déraisonne… A ce moment précis, je le sens, je le vois… En lisant dans ses yeux, sa flamme pyromane s’enfuit faire ses ravages ailleurs, ne reste devant Moi qu’une trainée de fumée, qui estompe ses traits et brume son éveil à mes mots
Je l’appelle, elle ne m’entends pas l’interpelle, ne me réponds pas me plante devant elle en lui faisant front, pas mieux, elle ne me voit Derrière ses prunelles, elle vit loin de moi…
Elle nous quitte pour un ailleurs lointain… Lequel, nul ne le connais… Sauf Elle D’ailleurs, je ne puis dire vraiment, si la magie de son pouvoir la fait disparaitre à mes yeux, ou si c’est Moi, qui disparait aux siens… Les deux peut-être… Sûrement
De son absence saccadée et de ses errances morcelées , je retiendrai des successions de lettres et de mots, des feuilles zébrées calligraphiées des poèmes en vers ou en prose, que nous n’avons jamais lu et ne lirons peut être jamais …
Elle nous laisse ses dizaines de pages peuplées de ses écrits… Des histoires, les expressions de sa dualité libérée, de ses frayeurs et de ses fantasmes, de tous ses non-dits qu’elle n’avouera jamais en dehors de ces lignes… qui contiennent bien plus d’aveux qu’elle ne nous a jamais offerts
Dans les heures perdues de son amour de fantôme à contre-jour, derrière l’amour au grand jour, qu’elle nous distillait aussi Il y avait une autre Elle-même, inconnue de nous qui prenait racine dans son cœur et son esprit mystérieux qui croissait tous les jours un peu plus dans ses serpentines graphiques Les secrets magiques fascinants ou terrifiants de son âme mise à nue Des sentiers escarpés où elle aimait se perdre en graphèmes, là où nous ne pouvions plus la rejoindre…
Ni l’atteindre…
Dans ces moments de transes littéraires, inspirées par d’autres que Nous, sa joviale et solaire personne se renfermait et s’éteignait, devenait sourde et aveugle à nos souhaits… Un autisme artistique intermittent l’affectait…
C’est cependant là qu’elle était… Quand elle nous fuyait et partait dans ses voyages imaginaires… Qu’elle nous laissait seuls sur le quai… Quand elle n’était plus d’ici, quand elle n’était plus à Nous… Plus à Moi… Dans son échappée, son corps nous frôlait , mais son âme vagabondait ailleurs, planait en vol dans des sphères que nous n’atteindrons jamais.
Et Nous restions là… Désemparés, pétrifiés de peur, paralysés par la violence et la soudaineté de son départ Dans l’attente impatiente qu’elle revienne à la raison Qu’elle investisse à nouveau de son âme, la maison Qu’elle remplisse à nouveau la vacuité de ce pantin qui nous lâchait la main.
C’est ce dont je me souviens… De cette douleur curieuse et pernicieuse Quand elle nous oubliait en chemin De son regard lointain quand elle ne nous enregistrait plus sur sa pellicule, ou en transparence seulement Que nous n’existions plus pour quelque temps Une durée plus ou moins longue… Indéfinie… Qui nous semblait… Infinie…
M’expliquera-t-elle un jour? Elle… Ma mère Cette maitrise de la téléportation céleste de l’esprit et de l’inertie du corps, absent de son âme… Ouvrirai-je un jour ce tiroir où elle respire loin de notre toit ? Où elle répond à l’appel d’une toute autre voix Où elle vit selon sa propre loi Dans son monde parallèle, inconnu de Moi
Pourtant elle est là… Partout, tout autour, je le sais Dans ce carnet, Dans ces pages folles qui s’amoncellent partout Dans ces feuilles froissées, jetées aux ordures, aux oubliettes, ou consciencieusement reliées Dans cet ordinateur à portée de main qui comblent le vide de sa fuite rhétorique Et que je découvre aujourd’hui…
Elle… Elle est là… La vraie Elle… Pas l’Avatar qui me sourit et qui est assis devant moi. La vraie Elle… je l’attends patiemment… Elle vient, Elle va… Mais je le sais… Bientôt… Elle réapparaîtra.
A la croisée du monde céleste et de mon imagination, j’entrevois… Un Ange ailes déployées sur son char tiré par un ours blanc auréolé
Coeur Artefact
Petit Phoenix au dessus des montagnes
petit ange
Super Heros !
Le « HUIT » Mon chiffre et symbole de l’INFINI
Par l’imagination de nos esprits cartésiens qui ne peuvent concevoir dans l’informe de signification rationnelle et satisfaisante, nos Yeux admirent souvent des images et des couleurs indéfinissables mais merveilleuses. Dans le ciel immensément mystérieux, dans les eaux profondes des mers, le bleu des lacs ou des rivières, dans les chaleurs et les vapeurs des dunes, dans l’infinie beauté de la nature végétale ou minérale Et notre cerveau ne peut s’empêcher de les associer à des représentations connues de lui.
C’est ainsi que partout où l’onirisme du monde qui nous entoure nous frappe de ses magnificences, notre cerveau reconstitue ses images familières, des animaux, des visages ou des personnages. C’est ainsi que naissent des dragons dans les parcs, des anges et les animaux mythologiques ou extraordinaires dans les nuages, dans les rochers, sur les plans d’eau en miroir, dans la moindre fleur…
Certains croient juste que ce sont des mirages… Certains croient juste que la Paréidolie est cartésienne et prouvée scientifiquement (ce qui est vrai aussi) Et d’autres… Même s’ils sont dotés d’une intelligence efficiente et rationnelle, choisissent délibérément cependant de croire aux signes du destin, aux cadeaux de nos anges gardiens, aux guides sur nos chemins…
Et entre tous ceux-là, Moi, j’ai décidé définitivement d’être de ceux-là… de ceux qui croient que les dieux mythologiques m’envoient des beautés éphémères pour que ma vie ait un sens, pour que mon esprit continue à s’émerveiller du Tout, continue à rêver à Tout et que Tout reste possible… Que Tout existe…
Merci à Django, de s’être prêté au jeu… Photo retouchée pour l’appui.
Dans la lumière d’un matin d’Avril J’ai chevauché un gros tigre Que ce challenge était hardi, Bigre ! La tâche paraissait difficile
Mais comme j’aime les défis Devant sa gueule béante Devant sa stature géante De ma peur ai-je fait Fi !
Le combat semblait Incertain Avec mon apparence gracile Il fallait œuvrer habile Devant ce monstre, calmer son entrain
Mais celui-ci était si docile Malgré sa musculature puissante Sa mouvance est nonchalante Et sa constitution était fragile
Ce poème n’est pas coquin Loin de là, Mais il décrit fort bien L’impression devant les crocs et la robe d’airain De ce Canin au cœur câlin et au corps félin
Fascinant Dogue allemand Environ : 92 cm au garrot environ 85/90 km. Très fragile comme tous les très très grands chiens La taille d’un beau tigre, avec un pelage fauve tigré…
Je tiens à préciser que la photo a été corrigée, en supprimant ma jambe d’appui. Ce qui implique que ce gros tigre, ne portait aucunement mon poids. Just For Fun.
Merci, de ne pas téléphoner en urgence à la S.P.A. LOL :):)
Accrochée à mes fils… Tout là-haut, quelques voiles sur mon dos Je ballote aux courants et je rêve… Tout est si calme et beau… En suspend entre le ciel et l’eau… J’entrevois à l’horizon des nuages La Terre promise en Placébo…
Moi, frêle petit oiseau Volatile papillon Esprit, Ange ou Démon Qu’importe D’en Haut… Tout se rallonge, s’étire, s’étiole et se distend Tout est Harmonie Tout est symphonie Tout est Larghetto…
Nous sommes les passagers du Vent…
Nous sommes si petits… Nous sommes si légers… Nous sommes si fragiles… Nos cœurs si graciles Et nos âmes si fébriles… Dans ce monde de fourmis
Nos plumes blanches ouvertes au vent Dans la tourmente du temps
Nous sommes… Des petits insectes intérimaires luttant Contre le déchaînement des éléments Des esclaves intermittents Des sentiments ambivalents
Nageant, volant, courant, Nous débattant bravement Dans l’ébullition de nos envies Et la fusion de nos énergies Brûlant et nous consumant Dans cette Confusion Tungstène En Méli-mélo de filaments
Nous sommes les passagers du Temps…
Alors, en lévitation, je réalise… Et relativise… Quelle importance? L’incandescence de nos cœurs brûlés L’inconséquence de nos actes manqués La transparence de nos âmes dévidées L’éthérence de nos propos aux subtilités avortées Oui vraiment, Quelle importance ? L’absence de résonance L’annihilation de nos transes L’hérésie de nos silences
De la Haut… J’entraperçois Toutes les futilités du bas Tout les vacarmes et les chaos La terre tout au bout de mes doigts Et le paysage réel de nos choix Me semblent Nocebo…
Cependant… bientôt, Il faudra Replier mes Ailes voilées… Que je me résolve à griller mon auréole Que je me résigne à la redescente Du royaume des cieux Que je m’assigne à Atterrir et fouler le sol bleu Affronter d’un nouveau regard mon existence Comme une renaissance Vaillamment…
Il est l’heure…
Nous sommes les passagers du Vent Nous sommes les passagers du Temps
Blanches sont les peintures des couloirs Blanche la blouse des fantômes qui les hantent Blanche est la lumière qui l’appelle Blanche se profile ma nuit en balance Blanche est ma robe de petite fille en souvenance Blanche la croche de son dernier souffle Blanche ma voix devant son dernier soupir Blanche est la neige en mon cœur Blanches sont les notes de l’absence Blanche est ma page devant le grand silence…
C’était il y a un an jour pour jour, presque heure pour heure… Je pense à toi, mon père… Un 29 février 2020. Année bissextile, n’était-ce pas un beau jour pour partir ? Après trois années blanches… Précisément… Belle ironie de la vie… Non ?
Parce que je ne sais pas que faire des textes sur la Vie, le Merveilleux, l’Amour et le Désir… Souffrez aussi, et pardonnez, chers lecteurs, que je puisse parler quelquefois également de la Mort… Elle est indissociable de la Vie.
Mes genoux, le soir, se souviennent toujours De nos fougueux élans d’amour du jour Endoloris, ils me rappellent que je fus tienne Leurs élancements empêchent qu’à l’oubli je parvienne
Mes yeux flous et encore de fatigue pailletés Me piquent de souvenirs comme nos fils sucrés Mes iris de leur trouée d’hier en métamorphose Se souviennent de leur transe et de notre osmose
De nos possessions et de nos hallucinations Nous restent toutes ces violentes colorations Multiples sensations dans nos âmes à jamais gravées Aux lendemains de toutes nos rencontres endiablées
C’est être capable de poser sur le monde, à n’importe qu’elle âge de sa vie, un regard d’enfant où se lit notre âme pure et vierge comme à la genèse, et en même temps intégrer l’âme et la sagesse de tous les âges du monde :
Celle qui devrait permettre d’avoir en même temps 8 ans, pour l’insouciance, la naïveté et la force de croire en ses rêves, que tout est possible et que le meilleur reste à venir, 15 ans pour la passion, l’insolence et la témérité de les mettre en œuvre et 100 ans pour la sagesse d’en relativiser les résultats ».
Le MERVEILLEUX n’est-ce pas aussi, lorsque notre regard pur se reflète en miroir dans le regard pur du reflet que l’on admire… et que l’on s’aperçoit soudain, qu’il n’y a pas de miroir, et que ce reflet en symétrie n’est pas celui de nos propres yeux, mais celui identiquement pur de ceux de notre âme sœur enfin trouvée se tenant devant nous…
Et Une Métaphore appropriée : C’est aimer et espérer infiniment le REVOLVER et son coup de Feu de LIBERATION : Mais en maillot de bain, en se tenant fièrement en hauteur enchaîné sur son plot de départ, shooté par l’adrénaline, à l’affut du bruit tant espéré…
Quand le coup de Feu nous libère de notre immobilisme et donne l’ordre d’impulsion du plongeon dans un nouveau départ de compétition, une nouvelle course de vie à GAGNER…
Pas pour Y mettre un Terme… Pas pour y écrire le mot FIN…
Assise sur ce banc, une belle ombre en portée Fille de fer barbelé, légère et imprécise S’engouffra le vent coquin, sous sa jupe grise Avide de capture, des heures chaudes d’été
L’objectif à la main, tenait cette éhontée De ce beau paysage, la vue était en prise S’invita un manant, dans la folle entreprise Qui, en un rien de temps, composa le cliché
Une chose importante, dans l’œil photographique Point ne faut oublier, les angles dynamiques Aucune perspective, ici ne fut lésée
Tant d’élan créatif, gratifia la donzelle Se déroba sous pieds le reflet bitumé Et l’image immortelle, vit trente-six chandelles
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