Désirs de Sirène.

THEME SIRENE -TRILOGIE- POEME 2

Quand mes pensées en fièvre
Sur l’autre rive vagabondent
Que juste à fleur mon cœur déborde
Pour se poser sur vos lèvres
Incandescente est la horde
Des hardiesses qui abondent…

De quelques mots d’orfèvres
D’un regard qui m’inonde
Il s’en faudrait d’une corde…
Pour que mon âme mièvre
succombe et s’accorde
En rejoignant votre monde.

Je garde toujours l’odeur du sel et de la mer.
Les étoiles et le merveilleux dans les yeux…
Bonne rentrée à Tous.

La Sirène enchaînée au mat.

THEME SIRENE – TRILOGIE – POEME 1

De retour du Paradis Papillon*, Ô merveille !
J’ai ramené dans mon bagage le dieu soleil
Pour égayer les jours blêmes, il égrène
Des souvenirs marins d’humeurs amènes


Qu’importe si septembre grise la feuille
Si les nuages déchirent l’azur d’écueils
Je plonge en songe dans l’écume salée
Et Gecko de ma cheville rejoint ses aînés 


Papillonne encore l’éventail de mes cils
Sous l’aveuglante lumière de haute mer
Sur les flots bleus, mon miroir à l’envers
Réfléchit du décor, la beauté de ses îles 


Aussi…
Pour toujours…
Je reste la Sirène enchaînée au mat
De mes rêves aquatiques sur l’immensité
Une partie de moi reste annexée là-bas

Mes cheveux à jamais emmêlés aux alizés… 


Les filets de mes iris ont capturé
De nombreux poissons tropicaux irisés
En multicolores étincellements
Nuances saturées, vifs frétillements 


Je respire l’odeur des fleurs endémiques
Ma peau expire l’iode en perles exotiques
Un goût de coco, d’épices aromatiques
Me laissent planer dans cet état extatique


Captive, offerte aux vents et à l’océan
Aux tempêtes, corps et âme, je me rends
Au ballet des frégates, mon cœur palpite enfin
En lame de fond, m’agite l’amour des embruns


Aussi…
Pour toujours…
Je reste la Sirène enchaînée au mat
De mes rêves aquatiques sur l’immensité
Une parti
e de moi reste annexée là-bas
Mes cheveux à jamais emmêlés aux alizés… 

*La Guadeloupe est un paradis et est surnommée l’ile papillon
à cause de sa forme insulaire ressemblant aux 2 ailes d’un papillon.
Ces deux ailes sont reliées par un bras de mer : La rivière salée.

Merci beaucoup à Thibault58 que vous pouvez retrouver sur « lespoètes.net »
pour sa collaboration artistique de ce photo montage issu de deux captures d’écran de ma vidéo
et de mon petit gribouillis.

Petit Prince

Rêveries au-delà des océans

Petit prince de l’autre bout de la terre
En terre inconnue aux senteurs d’orient 
Au-delà des mers ou des océans
Autre endroit sur le planisphère
Autres horizons, autre fuseau horaire
Les vois-tu comme moi toutes ces constellations ?

Où Etoile du Nord fait briller nos yeux
Où lune pleine nous envoûte pareillement
Nous maintient aimantés dans ses cieux noirs ou cyan
Rodent-Ils en fantasmagorie, les mêmes Loup Garous ?
Pleuvent-elles en vœux, les mêmes étoiles filantes ?

Au matin c’est idem quand Râ pose sur moi
Son baiser de lumière à travers les claustras
Ses rayons de chaleur qui irradient mon ciel
N’appartiennent-Ils qu’à moi, ou les vois-tu idem ?

Petit prince de l’autre bout de la terre
En terre inconnue aux senteurs d’orient
Au-delà des mers et des océans
Autre endroit sur le planisphère
Autres horizons, autre fuseau horaire
Les vois-tu comme moi toutes ces radiations ?

Quand le soleil dans sa circonvolution
Se joue de la terre, de la mer ou du ciel
Qu’au crépuscule, il s’enflamme et se meurt 
Qu’à l’aube, il surgit et renaît hors frontières
La ressens-tu idem toute cette révolution ?

Alors je prie pour qu’une étoile file
Que mon vœux se réalise et tricote les fils
Entre nos continents en atomes tactiles
Et que s’endorment idem
Nos rêves indélébiles.

Derrière les Grands Pins…

Recto…
Verso…

Derrière les Grands pins illuminés 
Je sais… 
La cime de tous ces longs mâts prêts à déployer leurs voiles…
Au-delà de ces branches enflammées
J’imagine… 
les merveilleux voyages qu’ils entreprendront sous les vents…

Entre les épines ou s’empalent les premiers rayons de soleil 
Je vois…
le faucon impassible en sentinelle qui surveille
Les arrivées et les départs, les victoires et les naufrages 
De nos régates… 

Par-delà la panoramique carte postale que fige en beauté l’éclairage
De nos partages…
J’entrevois… 
Le temps figé sur du papier glacé…
Les libertés empoisonnées…

Mais aussi au-delà du chaos qui sommeille… 
L’avenir en confiance qui m’appelle.

J’irai brûler mes voiles…

En mer tout est d’une infinie beauté…

J’irai brûler mes voiles dans ces îles lointaines
Implorer des faveurs aux dieux océaniens
Liquéfier mon mat aux lames de fond des sirènes
Enchantée de leurs danses en chantant leur refrain

Dépasser l’horizon de mon ciel et forcer le destin
Allumer mon feu, en embrassant le tien
Retrouver tous nos jeux, en embrasant tes mains
Quand de l’amour à deux, le chemin s’en revient

J’irai nager au ciel dans les neiges éternelles 
Ou mes insomnies dorment sous un jour immortel
Marcher à l’aveugle dans le noir d’une nuit
Sous une pluie d’étoiles sans la suie de l’ennui 

Aux aurores boréales, où la voûte céleste s’éveille
Quand pendant de longs mois, hiberne le soleil
Et que nos yeux brumeux se languissent du jour
Qu’enfin, la nuit se décide à partir au long court

J’irai brûler mes voiles dans les cieux merveilleux
Sous un orage de Perséides, m’éblouir les yeux
M’aveugler de leur sabres de lumières de feu
Et abréger mes peines en essaim lumineux

Démêler les drisses qui entravent mes rêves
Hisser ma grande voile, voguer vers l’horizon
De mes songes de marin sans amarres et sans trêve
Au grand largue en équilibre précaire sur le pont

Alors…
Quand l’Amaurose fugace me terrasse soudain
Que ma vie à tâtons bute et se perd en chemin
Que mon âme Alizée souffle soudain à l’amer
Que je pleure en lames de sel, cherche mes repères

J’irai brûler mes voiles dans ces îles lointaines
Implorer des faveurs aux dieux océaniens
Liquéfier mon mat aux lames de fond des sirènes
Enchantée de leurs danses en chantant leur refrain

À tous nos voyages ensemble déjà fait et à faire…
je suis une hirondelle, je ne respire en exultant, qu’en volant dans les airs…
le monde est si vaste qu’une vie entière ne suffit pas…