Ô Ange-Colombe de mon ciel !

À l’heure d’une petite escale improvisée
Dans une crique abandonnée à l’azurée
Allongée sur le pont, je rêvassais aux cieux
Mes compères gaiement, folâtraient dans l’aqueux

Ô Toi ! bel ange-colombe, venu de l’au-delà
Hypnotique apparition au dessus des mâts
Soudain, de tes grandes plumes cotonneuses
Tu happas ma déraison de ton aura lumineuse

S’enveloppa mon âme bleue de tes ailes de neige
Ta vapeur d’eau en mirage inondant mes prunelles
En cet instant de sérénité, de pureté originelle
Je naviguai dans tes bras, entre paix et sortilèges

Fussé-je la seule à te voir, personne ne me crût
Avant que tu ne fuis tous ces impies dans les nues
Par bonheur, ton hologramme, je n’avais pas loupé
Les yeux de mon obturateur t’avaient capturé

Alors, sur l’image, mes aveugles du merveilleux
Purent à leur tour, t’admirer à travers mes yeux
Grâce à la photographie, pie voleuse de magie
Tu existes a jamais, sur la pellicule de ma vie

Pourquoi, toujours, s’imposent à moi ici
Ces signes de mon ciel, ces belles pareidolies
Que je suis esseulée, toujours, à admirer
Quand d’autres ne voient que leur bout de leur nez

Est-ce une chance inouïe, d’avoir l’œil acéré
Les yeux en l’air à l’écoute du céleste, éveillée
Qui me vaut si souvent, de trébucher sur les pierres
Et d’atterrir par terre, le nez dans la poussière.

Les Dauphins de Feu…

Paréidolie magnifique de dauphins dans un ciel de feu

Soudain, devant mes yeux éblouis
Dans l’océan des cieux enflammés
Bondissent des dauphins de feu
Sur les cendres des nuages

Ô ! Encore… Vous les offrir d’un clic en partage !

Avant que les ravages sataniques
Des rouleaux de fumées aqueuses
N’engloutissent cette vision féérique
Que ne se consume et décline ce mirage

Ô ! Encore… Vous faire frémir en sulfureux voyages !

Alors, m’envole, cette éphémère paréidolie
Ciel et Terre embrasés en étranges mélanges
De délicieuses explosions synesthésiques

Ô ! Encore… Vous évanouir de nos dérapages !

Jusqu’aux vaisseaux de nos yeux embrassés
Où bondissent idem des dauphins de feu
Sur l’onde merveilleuse de nos Sonars bleus

Ô ! Encore… Vous subvertir à l’abordage !

La Magie de la Paréidolie.

A la croisée du monde céleste et de mon imagination, j’entrevois…
Un Ange ailes déployées sur son char tiré par un ours blanc auréolé
Coeur Artefact
Petit Phoenix au dessus des montagnes
petit ange
Super Heros !
Le « HUIT » Mon chiffre et symbole de l’INFINI

Par l’imagination de nos esprits cartésiens
qui ne peuvent concevoir dans l’informe 
de signification rationnelle et satisfaisante,
nos Yeux admirent souvent des images et
des couleurs indéfinissables mais merveilleuses.
Dans le ciel immensément mystérieux,
dans les eaux profondes des mers, 
le bleu des lacs ou des rivières,
dans les chaleurs et les vapeurs des dunes,
dans l’infinie beauté de la nature végétale ou minérale
Et notre cerveau ne peut s’empêcher de les associer 
à des représentations connues de lui.

C’est ainsi que partout où l’onirisme du monde qui
nous entoure nous frappe de ses magnificences,
notre cerveau reconstitue ses images familières, 
des animaux, des visages ou des personnages.
C’est ainsi que naissent des dragons dans les parcs, 
des anges et les animaux mythologiques
ou extraordinaires dans les nuages, dans les rochers,
sur les plans d’eau en miroir, dans la moindre fleur…

Certains croient juste que ce sont des mirages…
Certains croient juste que la Paréidolie est cartésienne 
et prouvée scientifiquement (ce qui est vrai aussi)
Et d’autres…
Même s’ils sont dotés d’une intelligence efficiente et rationnelle, 
choisissent  délibérément cependant de croire aux signes du destin,
aux cadeaux de nos anges gardiens, aux guides sur nos chemins… 

Et entre tous ceux-là, Moi, j’ai décidé définitivement d’être de ceux-là… 
de ceux qui croient que les dieux mythologiques m’envoient
des beautés éphémères pour que ma vie ait un sens, 
pour que mon esprit continue à s’émerveiller du Tout,
continue à rêver à Tout et que Tout reste possible…
Que Tout existe…

Monsieur « Qui vous voulez »…
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