J’ai dessiné mes ailes…

J’ai dessiné mes ailes sur le sable de la plage
Ni pour être plus pure, ni pour être plus sage
Juste pour l’illusion, juste pour le mirage
Qu’elle deviennent réelles, visibles dans l’image

J’ai dessiné mes ailes pour rejoindre l’appel
Des anges de mon ciel et gravir les étages
Moi, l’enfant à la craie, ma marelle en traçage
Pour quitter la terre ferme, sautiller jusqu’au ciel

J’ai dessiné mes ailes pour l’envol idéel
Délier mes cordages, libérer l’amarrage
Vers un monde plus heureux, un monde plus large
Et puis ravir aux cieux les larmes des nuages

J’ai dessiné mes ailes sur le sable de la plage
Quelques plumes blanches pour unique bagage
Pour rêver à l’envi et vérifier l’adage
Qu’au-delà on vit mieux, emprunter le passage

Les Voici…

La Magie de la Paréidolie.

A la croisée du monde céleste et de mon imagination, j’entrevois…
Un Ange ailes déployées sur son char tiré par un ours blanc auréolé
Coeur Artefact
Petit Phoenix au dessus des montagnes
petit ange
Super Heros !
Le « HUIT » Mon chiffre et symbole de l’INFINI

Par l’imagination de nos esprits cartésiens
qui ne peuvent concevoir dans l’informe 
de signification rationnelle et satisfaisante,
nos Yeux admirent souvent des images et
des couleurs indéfinissables mais merveilleuses.
Dans le ciel immensément mystérieux,
dans les eaux profondes des mers, 
le bleu des lacs ou des rivières,
dans les chaleurs et les vapeurs des dunes,
dans l’infinie beauté de la nature végétale ou minérale
Et notre cerveau ne peut s’empêcher de les associer 
à des représentations connues de lui.

C’est ainsi que partout où l’onirisme du monde qui
nous entoure nous frappe de ses magnificences,
notre cerveau reconstitue ses images familières, 
des animaux, des visages ou des personnages.
C’est ainsi que naissent des dragons dans les parcs, 
des anges et les animaux mythologiques
ou extraordinaires dans les nuages, dans les rochers,
sur les plans d’eau en miroir, dans la moindre fleur…

Certains croient juste que ce sont des mirages…
Certains croient juste que la Paréidolie est cartésienne 
et prouvée scientifiquement (ce qui est vrai aussi)
Et d’autres…
Même s’ils sont dotés d’une intelligence efficiente et rationnelle, 
choisissent  délibérément cependant de croire aux signes du destin,
aux cadeaux de nos anges gardiens, aux guides sur nos chemins… 

Et entre tous ceux-là, Moi, j’ai décidé définitivement d’être de ceux-là… 
de ceux qui croient que les dieux mythologiques m’envoient
des beautés éphémères pour que ma vie ait un sens, 
pour que mon esprit continue à s’émerveiller du Tout,
continue à rêver à Tout et que Tout reste possible…
Que Tout existe…

Monsieur « Qui vous voulez »…
« Vierge artificière » Baie de St Maxime
Petit Colibri
Les Nuages amoureux – Lac d’Annecy
La « Belle et la Bête »

Cavalière de chimère…

Merci à Django, de s’être prêté au jeu…
Photo retouchée pour l’appui.

Dans la lumière d’un matin d’Avril
J’ai chevauché un gros tigre
Que ce challenge était hardi, Bigre !
La tâche paraissait difficile

Mais comme j’aime les défis
Devant sa gueule béante
Devant sa stature géante
De ma peur ai-je fait Fi !

Le combat semblait Incertain
Avec mon apparence gracile
Il fallait œuvrer habile
Devant ce monstre, calmer son entrain

Mais celui-ci était si docile
Malgré sa musculature puissante
Sa mouvance est nonchalante
Et sa constitution était fragile

Ce poème n’est pas coquin
Loin de là, Mais il décrit fort bien
L’impression devant les crocs et la robe d’airain
De ce Canin au cœur câlin et au corps félin


Fascinant Dogue allemand
Environ : 92 cm au garrot environ 85/90 km.

Très fragile comme tous les très très grands chiens
La taille d’un beau tigre, avec un pelage fauve tigré…

Je tiens à préciser que la photo a été corrigée, en supprimant ma jambe d’appui.
Ce qui implique que ce gros tigre, ne portait aucunement mon poids. Just For Fun.

Merci, de ne pas téléphoner en urgence à la S.P.A. LOL :):)

Les Passagers du Vents…

Parapente au-dessus du Lac d’Annecy

Accrochée à mes fils…
Tout là-haut, quelques voiles sur mon dos
Je ballote aux courants et je rêve…
Tout est si calme et beau…
En suspend entre le ciel et l’eau…
J’entrevois à l’horizon des nuages
La Terre promise en Placébo…


Moi, frêle petit oiseau
Volatile papillon
Esprit, Ange ou Démon
Qu’importe 
D’en Haut…
Tout se rallonge, s’étire, s’étiole et se distend
Tout est Harmonie
Tout est symphonie
Tout est Larghetto… 

Nous sommes les passagers du Vent…

Nous sommes si petits…
Nous sommes si légers…
Nous sommes si fragiles… 
Nos cœurs si graciles
Et nos âmes si fébriles…
Dans ce monde de fourmis 

Nos plumes blanches ouvertes au vent
Dans la tourmente du temps

Nous sommes…
Des petits insectes intérimaires luttant
Contre le déchaînement des éléments
Des esclaves intermittents
Des sentiments ambivalents

Nageant, volant, courant,
Nous débattant bravement
Dans l’ébullition de nos envies
Et la fusion de nos énergies
Brûlant et nous consumant
Dans cette Confusion Tungstène
En Méli-mélo de filaments

Nous sommes les passagers du Temps…

Alors, en lévitation, je réalise… Et relativise…
Quelle importance?
L’incandescence de nos cœurs brûlés
L’inconséquence de nos actes manqués
La transparence de nos âmes dévidées
L’éthérence de nos propos aux subtilités avortées
Oui vraiment,
Quelle importance ?
L’absence de résonance
L’annihilation de nos transes
L’hérésie de nos silences

De la Haut…
J’entraperçois
Toutes les futilités du bas
Tout les vacarmes et les chaos
La terre tout au bout de mes doigts
Et le paysage réel de nos choix
Me semblent Nocebo…

Cependant… bientôt, Il faudra 
Replier mes Ailes voilées…
Que je me résolve à griller mon auréole 
Que je me résigne à la redescente
Du royaume des cieux
Que je m’assigne à Atterrir et fouler le sol bleu
Affronter d’un nouveau regard mon existence
Comme une renaissance
Vaillamment…

Il est l’heure…

Nous sommes les passagers du Vent
Nous sommes les passagers du Temps

Blanches…

Blanches…

Blanches sont les peintures des couloirs
Blanche la blouse des fantômes qui les hantent
Blanche est la lumière qui l’appelle
Blanche se profile ma nuit en balance
Blanche est ma robe de petite fille en souvenance
Blanche la croche de son dernier souffle
Blanche ma voix devant son dernier soupir
Blanche est la neige en mon cœur
Blanches sont les notes de l’absence
Blanche est ma page devant le grand silence…

C’était il y a un an jour pour jour, presque heure pour heure… Je pense à toi, mon père…
Un 29 février 2020. Année bissextile, n’était-ce pas un beau jour pour partir ?
Après trois années blanches… Précisément… Belle ironie de la vie… Non ?

Parce que je ne sais pas que faire des textes sur la Vie, le Merveilleux, l’Amour et le Désir…
Souffrez aussi, et pardonnez, chers lecteurs, que je puisse parler quelquefois également de la Mort…
Elle est indissociable de la Vie.

Aux Lendemains…

Mes genoux, le soir, se souviennent toujours
De nos fougueux élans d’amour du jour
Endoloris, ils me rappellent que je fus tienne
Leurs élancements empêchent qu’à l’oubli je parvienne

Mes yeux flous et encore de fatigue pailletés
Me piquent de souvenirs comme nos fils sucrés
Mes iris de leur trouée d’hier en métamorphose
Se souviennent de leur transe et de notre osmose

De nos possessions et de nos hallucinations
Nous restent toutes ces violentes colorations
Multiples sensations dans nos âmes à jamais gravées
Aux lendemains de toutes nos rencontres endiablées

Toujours Croire au Merveilleux…

Garder son regard d’enfant… Toujours…

Croire au Merveilleux…

C’est être capable de poser sur le monde, à n’importe qu’elle âge de sa vie,
un regard d’enfant où se lit notre âme pure et vierge comme à la genèse,
et en même temps intégrer l’âme et la sagesse de tous les âges du monde :

Celle qui devrait permettre d’avoir en même temps 8 ans,
pour l’insouciance, la naïveté et la force de croire en ses rêves,
que tout est possible et que le meilleur reste à venir,
15 ans pour la passion, l’insolence et la témérité de les mettre en œuvre
et 100 ans pour la sagesse d’en relativiser les résultats ».

Le MERVEILLEUX n’est-ce pas aussi, lorsque notre regard pur se reflète
en miroir dans le regard pur du reflet que l’on admire…
et que l’on s’aperçoit soudain, qu’il n’y a pas de miroir,
et que ce reflet en symétrie n’est pas celui de nos propres yeux,
mais celui identiquement pur de ceux de notre âme sœur
enfin trouvée se tenant devant nous…

Et Une Métaphore appropriée :
C’est aimer et espérer infiniment le REVOLVER et son coup de Feu de LIBERATION :
Mais en maillot de bain, en se tenant fièrement en hauteur enchaîné
sur son plot de départ, shooté par l’adrénaline, à l’affut du bruit tant espéré…

Quand le coup de Feu nous libère de notre immobilisme
et donne l’ordre d’impulsion du plongeon dans un nouveau départ de compétition,
une nouvelle course de vie à GAGNER…

Pas pour Y mettre un Terme… Pas pour y écrire le mot FIN…

Ombre sonnet sonnée…

Assise sur ce banc, une belle ombre en portée
Fille de fer barbelé, légère et imprécise
S’engouffra le vent coquin, sous sa jupe grise
Avide de capture, des heures chaudes d’été


L’objectif à la main, tenait cette éhontée
De ce beau paysage, la vue était en prise
S’invita un manant, dans la folle entreprise
Qui, en un rien de temps, composa le cliché


Une chose importante, dans l’œil photographique
Point ne faut oublier, les angles dynamiques
Aucune perspective, ici ne fut lésée


Tant d’élan créatif, gratifia la donzelle
Se déroba sous pieds le reflet bitumé
Et l’image immortelle, vit trente-six chandelles

À la faveur… (version 1)

Petite pause sieste le nez et les jambes en l’air…

À la faveur d’une petite pause sieste, ô temps j’implore ta clémence !
Mais le sommeil accumulé résiste malgré ma fatigue en latence
Je suis Allongée jambes étirées sous le bel olivier de soleil irradié
Ses rayons agressant ma rétine à chaque branche traversée

Ses petites feuilles gris-vert se balancent sous le souffle du vent
Les éclats de soleil papillonnent en confettis de lumière juste devant
J’étends ma main qui s’embrase entre mes ongles multicolores
L’orpailleur en moi s’échine à les saisir en vain, à capturer cet or

Je les envie et me résigne à les laisser fileter en liberté dans l’air
Insaisissable illusion d’optique, épées d’or, reflets éphémères
J’entrevois en rêve, sous les arbres, les paillettes de tes yeux de vair
Nos corps emmêlés d’amour et de sueurs sous un soleil d’enfer

Sur ma peau en projection de longs fils dorés entrecroisés
Mes yeux au ciel, en parallèle, j’admire tous les longs fils blancs striés
Créés par les tous les oiseaux de fer aux grandes vacances destinés 
La vapeur d’eau et leurs fumées dans la froideur mélangées

Les fantômes de coton défilent devant mes yeux résignés
Et en pensée m’entraînent malgré moi dans une danse effrénée
Des formes se dessinent, me content des histoires merveilleuses
En miroir se reflète tous les souvenirs de nos choses précieuses

Des êtres fantasmagoriques avec mon âme conversent
Me transpercent l’esprit, me narguent, me taquinent, me traversent
Et d’aventures fantastiques, de futurs espoirs encor me bercent
Je m’imagine alors, bousculer le cours du temps  à l’inverse.

Mon Ombre Guerrière…

Prenez garde, prenez garde
À mon ombre guerrière !
Tapie elle guette, sauvage et fière
Elle monte la garde
Assure mes arrières…

Où que je marche, 
Où que je sois
Dans toutes mes démarches
Dans tous mes choix, 
Fait hurler sa voix
Amazone hors la loi
Invisible même parfois
Impalpable est son image
Ingérable est sa rage
Mon ombre guerrière
Assure mes arrières

Belliqueuse et courageuse
Du moins autant que moi
Gardienne de mes corps
Accords pas d’accord
Mort aux abords… 
Même, Jalouse les trésors 
Que j’offre, Si…
Que je consens à livrer
De mon contrôle
Toujours hors…
Snipe à tout vent, kill à tout va 

Je t’en prie, Oublie-moi, 
De ta vie, raye-moi!
Sinon elle s’en prendra à Toi !
Mon ombre guerrière 
Assure mes arrières…

En sentinelle,  guide mes pas 
Dans l’ombre de mon aura
Chaque brindille du chemin
Est poignard dans ses mains
Chaque roseau du lac, est en soi
Katana affuté dans ses doigt
Et…
Quand du fil je glisse 
Ou m’incline trop bas
Elle me relève le menton
Joue les contrepoids
En jogging en talons 
Qu’importe le pourquoi
Toujours prête au combat

Loyale à me suivre 
Jamais ne me trahira
Dans mes combats de rue 
Si elle ne s’interpose pas
Elle m’insuffle la force
D’allonger le bras
D’esquiver les éclats 
Qui exploseraient à moi

Prenez garde, prenez garde
À Mon ombre guerrière !
Tapie elle guette, sauvage et fière
Elle monte la garde
Assure mes arrières…