Lumière du matin

Soleil… Soleil…

Au soleil du matin,
Me réveille et m’étreint
Toute cette lumière d’or
À l’ombre de mon corps
À moitié endormi…

En réfraction, elle m’irradie et me colore
De ses rayons, qui seul brulent l’abord
De mes boucles d’or
Ma peau captive encore
Des draps du lit…

En effraction fine de maître
Par les claustras de ma fenêtre
Voyeur effleurant tout mon Être…
Était-ce Râ ou toi peut-être ?
Ces mains sensuelles, éveil de l’envie…

Orpailleurs et Artificiers

Une nuée de lucioles projetée à l’envolée 
Se détache du ciel ce soir d’un noir complet
Enflammé soudain de Rubis et d’Agathe pailleté 
De cristaux de Rutile comme d’or enluminés

Naissent des roses des sables dorées imaginées d’un rien
Par le génie et la magie artistique du pyrotechnicien
J’oublie que Satan m’envoie de son enfer en arrière-plan
Quelques vapeurs d’un rose rouge incandescent  

Devant la scène, mes yeux émerveillés par leurs jets
Toutes ces explosions soufrées si délicatement dessinées
Touchent mon cœur par le manque de toi brûlé 
Elles résonnent à mes oreilles d’une étrange vérité 

Et je me souviens, en suivant leurs étincelles des yeux
De notre amour passionné, de nos fusions de feu
De notre collecte d’orpailleurs, de nos mines d’or dynamitées
De nos âmes diaboliques, de notre passion d’artificiers.