Désirs de Sirène.

THEME SIRENE -TRILOGIE- POEME 2

Quand mes pensées en fièvre
Sur l’autre rive vagabondent
Que juste à fleur mon cœur déborde
Pour se poser sur vos lèvres
Incandescente est la horde
Des hardiesses qui abondent…

De quelques mots d’orfèvres
D’un regard qui m’inonde
Il s’en faudrait d’une corde…
Pour que mon âme mièvre
succombe et s’accorde
En rejoignant votre monde.

Je garde toujours l’odeur du sel et de la mer.
Les étoiles et le merveilleux dans les yeux…
Bonne rentrée à Tous.

Il y vit des secrets…

Il y vit des secrets
Sous la robe de ma plume
S’enrobent mensonges et vérités
En Organza de brume

Dansent arabesques encrées
Chatoient rêveries opportunes
Des ferveurs éhontées
Chantent O clair de la lune

Et sous mes robes à l’envolée
Cachés imberbes les trésors
Qu’ont volés flibustiers
Convoités conquistadors

Il y vit des secrets
Des diamants et de l’or
En poussières enluminées
Sous mes robes, encore…

Respirent finesses fragiles
Sifflent langues incendiaires
Vibrent en instants subtils
S’écrient en fièvres naufragères

Transpire toute une vie entière
En voile d’encre en froufrou
Derrière les frêles meurtrières
Forteresse en dessus-dessous

Il y vit des secrets
Sous mes robes, encore…

Entre ses Mains…

Entre ses mains…

Entre ses mains
Je ne suis plus rien
Du malléable argile qu’il détient
De sa création sans frein
Qu’il façonne selon son dessein
Ma volonté se rebelle en vain.

Entre ses mains
Je ne sais plus rien
Des lignes qu’il dessine enfin
Des vives couleurs qu’il peint
Des règles qu’il suit ou qu’il enfreint
Fusionnent le mal et le bien.

Entre ses mains
Je ne vois plus rien
Du monde alentour qui déteint
Son regard d’orpailleur me retient
Tout s’efface, j’oublie tout un chacun
Et parfois même, d’où je viens.

Aux Lendemains…

Mes genoux, le soir, se souviennent toujours
De nos fougueux élans d’amour du jour
Endoloris, ils me rappellent que je fus tienne
Leurs élancements empêchent qu’à l’oubli je parvienne

Mes yeux flous et encore de fatigue pailletés
Me piquent de souvenirs comme nos fils sucrés
Mes iris de leur trouée d’hier en métamorphose
Se souviennent de leur transe et de notre osmose

De nos possessions et de nos hallucinations
Nous restent toutes ces violentes colorations
Multiples sensations dans nos âmes à jamais gravées
Aux lendemains de toutes nos rencontres endiablées

Sont parfois les mots…

Illustration Thibault58

Sont parfois les mots, clairs de roche
D’une limpidité sans faille et si proches 
De l’amour et du céleste.

Sont parfois les mots, de fond les lames
De scie les dents et moult drames
De condamnation à mort, de l’âme.

Sont parfois les mots, d’amour la fin
De l’Alpha à l’Omega de nos destins
De la partie, ouvrent ou closent d’un rien.

Sont parfois les mots, incompris
Des pantins le maitre de l’indécis 
Du mot «Adieu», tout n’est-il pas fini ?


A tous ceux qui les ont entendus ou prononcés…
A vous… A nous…
« parfois les sentiments les plus simples sont les plus difficiles à exprimer »

Remerciements à Thibault58. Retrouvez-le sur le site : https://lespoetes.net

Entre les Palmes…

Entre les palmes de mes doigts
L’ombre qui projette son aura
Sur le mur blanc et les claustras
Qui enlace la chaux de mes bras

J’aurais rêvé que ce fût Toi…

Entre les palmes de mes cils
Le soleil qui m’aveugle et frétille
Sur mes larmes claires qui grésillent
Et d’amour pique mon cœur qui oscille

J’aurais rêvé que ce fût toi…

Entre les palmes au bord de moi
Le grand éventail qui déploie
L’invisible main du vent qui fait sa loi
Qui dans mes cheveux chante ou aboie
M’effleure et s’encastre une dernière fois

J’aurais rêvé que ce fût toi…

Cinquante Nuances de Bleus

Cinquante nuances de Bleus

Il se pourrait bien qu’elle existe l’heure bleue…

Que je l’attende de toute mon âme Marine ce jeu
Quand du drapeau blanc, en Persan on interlude l’enjeu
Qu’une trêve Bleu Nuit s’immisce entre nous deux
Le quotidien Gris se pare de Céleste, se déguise un peu 


Il se pourrait bien qu’elle existe l’heure bleue…

Quand mon Outremer se noie dans l’Azur de tes yeux
Qu’ils osent se fondre au Ciel des miens en camaïeux
Que ton sourire me parle en Cyan du merveilleux
Propice, cette fenêtre Lavande nous envole aux cieux


Il se pourrait bien qu’elle existe l’heure bleue…

Qu’en Roy, tu l’attendes de tout ton cœur ce jeu
Quand ton âme précieuse, Émeraude ou Saphir se veut
Alors, le Cobalt de tes mains de chimiste vire au feu 
Enflamme nos peaux, du Pétrole des désirs impérieux


Je rêve que ce soir elle existe l’heure bleue…

Qu’à l’Horizon de ma porte, elle frappe et insiste un peu
De ses pinceaux Électriques me dépeigne les cheveux
A l’ombre de nos jardins Bleu Majorelle luxurieux
Qu’elle me déshabille en cinquante nuances de bleu


Je veux que ce soir elle m’invite l’heure bleue…

Qu’en Turquoise tes mains subliment l’outrageux
En Céruléen, effleurent et visitent tous mes lieux
Que ton royaume de Prusse m’investisse en Bleu
Qu’en Hussard tu assailles mes reins d’orages houleux


Oui… Pourvu que ce soir elle m’invite l’heure bleue !

Que nos deux êtres se colorent en Méthylène prodigieux
D’étranges mélanges d’eaux et de feux en pigments fabuleux
Monochromie osmotique de nos corps Indigo fiévreux
O ! Délicieux délires KLEIN en cinquante nuances de bleus !

Cinquante nuances de bleus : Ci-dessus, détaillés tous les Bleus mentionnés :  Marine, Persan, Nuit, Outremer, Azur, Ciel, Cyan, Cobalt, Roy, Émeraude, Saphir, Bleu Gris, Céleste, Pétrole, Horizon, Électrique, Turquoise, Céruléen, De Prusse, Hussard, Bleu Majorelle, Méthylène, Indigo, Bleu KLEIN.

Les Larmes d’Or…

Hier, entraperçues quelques larmes de soleil, 
Au coin de tes beaux yeux clairs aux iris mélangés
Que j’ai essuyées doucement du bout de mes doigts
Que la pudeur du moment m’imposait 
De ne pas lécher. 
Aussi, me suis-je privée du gout salé
De leur liquide cristallin 
Quelques larmes d’or…
Que je collecte dans mon tamis d’orpailleur…
Encore…

Tu ne me diras pas qu’elle en était la cause,
Tes pupilles précieuses par le Soleil agressées 
Peut-être était-ce seulement cela…
Trop de Lumière. 
Ou Peut-être Autre chose… 
Trop de Tout… Trop de Nous… 
On ne précisera pas laquelle… Peut-importe…

Je me suis refusée, ton regard noyé dans le mien
De scruter de mon laser les tréfonds de ton âme
Trop d’amour envers Toi, ne me le permet pas 
D’entrevoir quelques réponses plus précises
A tes larmes d’OR. 

Je les garde précieusement en mémoire 
Translucides et luisantes sur ta peau ensoleillée
Fugace sentiment suspendu, émotion retenue 
Ces Larmes de pluie sous le soleil d’Or

Pour me souvenir de Nous… 
Pour me souvenir
Que nous sommes humains, 
Que nous sommes vivants, 
Que nous nous aimons.

« Ne cache pas tes pleurs, cesse de t’en défendre,
c’est de l’humanité la marque la plus tendre. »
Voltaire

Marguerite Révolver

Bang Bang…

J’ai trouvé une sauvage Marguerite
Éblouissante de beauté…
Me suis inclinée devant cette magnifique inflorescence
Pour admirer ses fleurons blancs ligulés
Et observer l’abeille qui butinait 
En collectant le pollen dans ses pistils dorés
Je l’ai cueillie,
Me suis assise en tailleur dans le pré…
Puis je l’ai patiemment effeuillée…
Il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout…
Elle m’a hurlé que je tu ne m’aimais plus
Alors de dépit et de rage, ma belle marguerite, je l’ai tuée.

Laissez-moi brûler l’Enfer !

Ciel d’Enfer…

Laissez-moi brûler l’enfer
Qui me nargue sur mon chemin
Dans mes ciels de traine à l’envers
Ses torches de vapeur en dessin

Laissez-moi respirer l’éther
Et conserver l’amour volatile
De nos souffles asphyxiés dans l’air
En bouche à bouche pulsatile

Laissons-nous encor respirer l’enfer
Rougeoyant nos yeux aux reflets déments
Laissons-nous toujours brûler l’éther
En corps à corps de nos embrasements