Divagations de Sirène

THEME SIRENE – TRILOGIE (suite et FIN)- POEME 3

Userai-je des mots d’usages
Ou d’affèteries d’un autre âge ?
Oserai-je des dérapages
Entre nos lointains sillages ?

Surferai-je du désir
La vague en rouleaux de soupirs
De tempêtes en naufrages
Accosterai-je sur votre rivage ?

Rejoindrai-je l’amarrage
En nouant de mes mots le cordage
Ou opterai-je pour le largage
Chantant vers d’autres paysages ?

Puissé-je ne plus être sage
Oser les débordements
Faire exploser les barrages
M’enjoindre aux dérèglements !

Et flibustière à l’abordage
De votre plus beau gréement
Pour présent mon coquillage
Conquérante riant sous le vent 

Escaladerai-je alors la hune
Sans vertige ni peur aucune 
Hisserai-je le drapeau de mirage
Petite sirène en vagabondages !


Ⓒ angieriquedm8 

Quand je passe des heures dans l’eau, sur et sous l’eau, j’avoue parfois ne plus savoir très bien, à quelle monde j’appartiens… Ce délire se veut humoristique, je me suis toujours demandé, à quoi auraient-pu rêver les sirènes, si elles existaient… Comme dans le conte d’Andersen, quand elle voulait avoir des jambes et qu’elle les obtient… Elle souffre physiquement et moralement, car toujours entre deux eaux, entre deux-monde… Mais quelque part, ne sommes-nous pas tous ainsi ici-bas… Toujours entre deux mondes…

Merci à mon ami Thibault58 (à retrouver sur le site de poésie « lespoetes.net », pour l’insertion dans mon image originale du coquillage et du voilier (Toutes les photos ou inserts issus de mes photos personnelles)

Désirs de Sirène.

THEME SIRENE -TRILOGIE- POEME 2

Quand mes pensées en fièvre
Sur l’autre rive vagabondent
Que juste à fleur mon cœur déborde
Pour se poser sur vos lèvres
Incandescente est la horde
Des hardiesses qui abondent…

De quelques mots d’orfèvres
D’un regard qui m’inonde
Il s’en faudrait d’une corde…
Pour que mon âme mièvre
succombe et s’accorde
En rejoignant votre monde.

Je garde toujours l’odeur du sel et de la mer.
Les étoiles et le merveilleux dans les yeux…
Bonne rentrée à Tous.

La Sirène enchaînée au mat.

THEME SIRENE – TRILOGIE – POEME 1

De retour du Paradis Papillon*, Ô merveille !
J’ai ramené dans mon bagage le dieu soleil
Pour égayer les jours blêmes, il égrène
Des souvenirs marins d’humeurs amènes


Qu’importe si septembre grise la feuille
Si les nuages déchirent l’azur d’écueils
Je plonge en songe dans l’écume salée
Et Gecko de ma cheville rejoint ses aînés 


Papillonne encore l’éventail de mes cils
Sous l’aveuglante lumière de haute mer
Sur les flots bleus, mon miroir à l’envers
Réfléchit du décor, la beauté de ses îles 


Aussi…
Pour toujours…
Je reste la Sirène enchaînée au mat
De mes rêves aquatiques sur l’immensité
Une partie de moi reste annexée là-bas

Mes cheveux à jamais emmêlés aux alizés… 


Les filets de mes iris ont capturé
De nombreux poissons tropicaux irisés
En multicolores étincellements
Nuances saturées, vifs frétillements 


Je respire l’odeur des fleurs endémiques
Ma peau expire l’iode en perles exotiques
Un goût de coco, d’épices aromatiques
Me laissent planer dans cet état extatique


Captive, offerte aux vents et à l’océan
Aux tempêtes, corps et âme, je me rends
Au ballet des frégates, mon cœur palpite enfin
En lame de fond, m’agite l’amour des embruns


Aussi…
Pour toujours…
Je reste la Sirène enchaînée au mat
De mes rêves aquatiques sur l’immensité
Une parti
e de moi reste annexée là-bas
Mes cheveux à jamais emmêlés aux alizés… 

*La Guadeloupe est un paradis et est surnommée l’ile papillon
à cause de sa forme insulaire ressemblant aux 2 ailes d’un papillon.
Ces deux ailes sont reliées par un bras de mer : La rivière salée.

Merci beaucoup à Thibault58 que vous pouvez retrouver sur « lespoètes.net »
pour sa collaboration artistique de ce photo montage issu de deux captures d’écran de ma vidéo
et de mon petit gribouillis.

Petit Prince

Rêveries au-delà des océans

Petit prince de l’autre bout de la terre
En terre inconnue aux senteurs d’orient 
Au-delà des mers ou des océans
Autre endroit sur le planisphère
Autres horizons, autre fuseau horaire
Les vois-tu comme moi toutes ces constellations ?

Où Etoile du Nord fait briller nos yeux
Où lune pleine nous envoûte pareillement
Nous maintient aimantés dans ses cieux noirs ou cyan
Rodent-Ils en fantasmagorie, les mêmes Loup Garous ?
Pleuvent-elles en vœux, les mêmes étoiles filantes ?

Au matin c’est idem quand Râ pose sur moi
Son baiser de lumière à travers les claustras
Ses rayons de chaleur qui irradient mon ciel
N’appartiennent-Ils qu’à moi, ou les vois-tu idem ?

Petit prince de l’autre bout de la terre
En terre inconnue aux senteurs d’orient
Au-delà des mers et des océans
Autre endroit sur le planisphère
Autres horizons, autre fuseau horaire
Les vois-tu comme moi toutes ces radiations ?

Quand le soleil dans sa circonvolution
Se joue de la terre, de la mer ou du ciel
Qu’au crépuscule, il s’enflamme et se meurt 
Qu’à l’aube, il surgit et renaît hors frontières
La ressens-tu idem toute cette révolution ?

Alors je prie pour qu’une étoile file
Que mon vœux se réalise et tricote les fils
Entre nos continents en atomes tactiles
Et que s’endorment idem
Nos rêves indélébiles.

Ô Ange-Colombe de mon ciel !

À l’heure d’une petite escale improvisée
Dans une crique abandonnée à l’azurée
Allongée sur le pont, je rêvassais aux cieux
Mes compères gaiement, folâtraient dans l’aqueux

Ô Toi ! bel ange-colombe, venu de l’au-delà
Hypnotique apparition au dessus des mâts
Soudain, de tes grandes plumes cotonneuses
Tu happas ma déraison de ton aura lumineuse

S’enveloppa mon âme bleue de tes ailes de neige
Ta vapeur d’eau en mirage inondant mes prunelles
En cet instant de sérénité, de pureté originelle
Je naviguai dans tes bras, entre paix et sortilèges

Fussé-je la seule à te voir, personne ne me crût
Avant que tu ne fuis tous ces impies dans les nues
Par bonheur, ton hologramme, je n’avais pas loupé
Les yeux de mon obturateur t’avaient capturé

Alors, sur l’image, mes aveugles du merveilleux
Purent à leur tour, t’admirer à travers mes yeux
Grâce à la photographie, pie voleuse de magie
Tu existes a jamais, sur la pellicule de ma vie

Pourquoi, toujours, s’imposent à moi ici
Ces signes de mon ciel, ces belles pareidolies
Que je suis esseulée, toujours, à admirer
Quand d’autres ne voient que leur bout de leur nez

Est-ce une chance inouïe, d’avoir l’œil acéré
Les yeux en l’air à l’écoute du céleste, éveillée
Qui me vaut si souvent, de trébucher sur les pierres
Et d’atterrir par terre, le nez dans la poussière.

Il y vit des secrets…

Il y vit des secrets
Sous la robe de ma plume
S’enrobent mensonges et vérités
En Organza de brume

Dansent arabesques encrées
Chatoient rêveries opportunes
Des ferveurs éhontées
Chantent O clair de la lune

Et sous mes robes à l’envolée
Cachés imberbes les trésors
Qu’ont volés flibustiers
Convoités conquistadors

Il y vit des secrets
Des diamants et de l’or
En poussières enluminées
Sous mes robes, encore…

Respirent finesses fragiles
Sifflent langues incendiaires
Vibrent en instants subtils
S’écrient en fièvres naufragères

Transpire toute une vie entière
En voile d’encre en froufrou
Derrière les frêles meurtrières
Forteresse en dessus-dessous

Il y vit des secrets
Sous mes robes, encore…

Métaphore de l’Equilibre

Ces deux dauphins ont fait tout le boulot,
Je n’ai aucun mérite…
Grand Shoot d’Adrénaline !

Comment garderais-je en vie ce précaire équilibre 
Sans omettre de regarder loin devant l’horizon libre ?
Tel un cavalier le nouvel obstacle comme enjeu
Choisir de privilégier un seul pied, des deux
Serait assurément perdre son centre de gravité
Sans contrepoids pour la charge à rectifier
Sans discernement des basculements à opérer
Sur la piste d’eau, funambule, il faut rester concentrée !
Alors je navigue toujours en dédoublement soudain
En équilibre imparfait de mes pieds, de mes mains,
De l’aube au crépuscule de ma vie en songeant à demain
Quand tout s’arrêtera pour moi, vers ce ciel incertain
Que mes jambes céderont sous l’hésitation de mes pas
Aurais-je eu le bonheur de connaitre cela
Cet équilibre fragile et habile de mes plantes de pieds
Si graciles sur ces deux dauphins subtils en envolée
Ce Miracle de l’osmose Delphinidae époustouflant 
En cette année propice à la réalisation d’un rêve d’enfant
Juste un seul jour, une seule heure, une seconde, mais…
Il y eut dans ma vie, l’existence de cet équilibre parfait.

Il faut toujours croire en ses rêves d’enfant… 

Entre ses Mains…

Entre ses mains…

Entre ses mains
Je ne suis plus rien
Du malléable argile qu’il détient
De sa création sans frein
Qu’il façonne selon son dessein
Ma volonté se rebelle en vain.

Entre ses mains
Je ne sais plus rien
Des lignes qu’il dessine enfin
Des vives couleurs qu’il peint
Des règles qu’il suit ou qu’il enfreint
Fusionnent le mal et le bien.

Entre ses mains
Je ne vois plus rien
Du monde alentour qui déteint
Son regard d’orpailleur me retient
Tout s’efface, j’oublie tout un chacun
Et parfois même, d’où je viens.

Zone Rouge

Je  me maintiens  délibérément 
Dans cet état de latence 
En zone verte en balance
Sur cette piste en accrochage
A regarder leurs esprits s’envoler 
Vers des strates éthérées 
Que je n’arraisonnerai jamais 
Peut être seulement
imaginer ou feindre
Un pseudo décrochage 
Une zone rouge illusionnée
Mais mon âme est trop pure
Mes pieds beaucoup trop plombés
Au sol résolument ancrés 
Substances illicites me terrorisent, je ne veux pas
Échappatoires alcooliques, les avaler je ne peux pas
Évanescence des Fumées, les inhaler je ne sais pas
Délires psychédéliques, je ne m’y hallucinerai jamais.
Ma volonté voudrait bruler
Ma passion se consume de raison
Mes audaces restent facétieuses
Mes témérités toujours trop prudentes
Mon diabolisme persiste angélique
Mon angélisme parfois m’entraine diabolique 
En sulfureuses promenades 
Ou merveilleuses cavalcades
Mais  
Je reste toujours cependant 
En zone verte en balance
Trop saine et trop sauve
Sur ma piste en accrochage
Et l’horizon de ma zone rouge 
Hors limites, tant espéré
Demeure à jamais
Un horizon fantasmé.

J’ose Tout… J’assume Tout…
Mais toujours en Zone Verte, en Limite de Zone Rouge...
Mais qu’est-ce que la Zone Rouge, en fin de compte ?
N’est-elle pas propre à chacun d’entre nous ?

Les Dauphins de Feu…

Paréidolie magnifique de dauphins dans un ciel de feu

Soudain, devant mes yeux éblouis
Dans l’océan des cieux enflammés
Bondissent des dauphins de feu
Sur les cendres des nuages

Ô ! Encore… Vous les offrir d’un clic en partage !

Avant que les ravages sataniques
Des rouleaux de fumées aqueuses
N’engloutissent cette vision féérique
Que ne se consume et décline ce mirage

Ô ! Encore… Vous faire frémir en sulfureux voyages !

Alors, m’envole, cette éphémère paréidolie
Ciel et Terre embrasés en étranges mélanges
De délicieuses explosions synesthésiques

Ô ! Encore… Vous évanouir de nos dérapages !

Jusqu’aux vaisseaux de nos yeux embrassés
Où bondissent idem des dauphins de feu
Sur l’onde merveilleuse de nos Sonars bleus

Ô ! Encore… Vous subvertir à l’abordage !