Métaphore de l’Equilibre

Ces deux dauphins ont fait tout le boulot,
Je n’ai aucun mérite…
Grand Shoot d’Adrénaline !

Comment garderais-je en vie ce précaire équilibre 
Sans omettre de regarder loin devant l’horizon libre ?
Tel un cavalier le nouvel obstacle comme enjeu
Choisir de privilégier un seul pied, des deux
Serait assurément perdre son centre de gravité
Sans contrepoids pour la charge à rectifier
Sans discernement des basculements à opérer
Sur la piste d’eau, funambule, il faut rester concentrée !
Alors je navigue toujours en dédoublement soudain
En équilibre imparfait de mes pieds, de mes mains,
De l’aube au crépuscule de ma vie en songeant à demain
Quand tout s’arrêtera pour moi, vers ce ciel incertain
Que mes jambes céderont sous l’hésitation de mes pas
Aurais-je eu le bonheur de connaitre cela
Cet équilibre fragile et habile de mes plantes de pieds
Si graciles sur ces deux dauphins subtils en envolée
Ce Miracle de l’osmose Delphinidae époustouflant 
En cette année propice à la réalisation d’un rêve d’enfant
Juste un seul jour, une seule heure, une seconde, mais…
Il y eut dans ma vie, l’existence de cet équilibre parfait.

Il faut toujours croire en ses rêves d’enfant… 

Résignation…

Ce petit texte est pour Toi Mon Petit Lou-Loup Donatien qui vient de te faire opérer hier et qui est très courageux…
Tu es mon petit chevalier… Tu plies mais ne romps pas… Je t’aime

Mon petit Chevalier… Merci d’avoir posé pour moi.


J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine… 

J’aurais aimé que ce fut en athlète, pour prendre position avant l’élan,
en fier combattant pour le départ d’une course de 100 mètres.
J’aurais aimé que ce fut devant un amour si grand qu’il m’eut fait m’incliner de respect,
déposer mes armes ou demander une main une bague en offrande.
J’aurais aimé que ce fut pour mon adoubement au rang de chevalier,
en gratification du valeureux page que j’étais…
J’aurais accepté, au pire, que ce fut pour une simple défaillance, 
quelque trébuchement sur le chemin de ma vie, avant de mieux me relever, 
plus fort et déterminé devant la route à parcourir…

Mais NON… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…

J’ai contenu le fauve en moi et j’ai perdu ma soif de guerroyer
J’ai contenu mes éclats de rire et mes jeux bruyants et j’ai perdu ma joie de vivre
J’ai contenu mon feu brûlant intérieur et j’ai perdu la passion d’aimer
J’ai retenu ma plume et mes mots et j’ai perdu le plaisir d’écrire, l’envie de m’exprimer
J’ai clos mes paupière sur le monde, anesthésié mes sens et j’ai perdu ma synesthésie
J’ai bâillonné mes paroles, contenu mes actes et j’en ai perdu le courage et la volonté
J’ai contenu mes regards purs d’enfants et j’ai perdu la faculté de m’émerveiller de Tout
J’ai retenu mes larmes de joie ou de peine et j’ai perdu ma belle humanité
Puis…
J’ai effacé le reflet de mon miroir et j’ai perdu CELUI que j’étais.

OUI… J’ai mis un genoux à terre et j’ai courbé l’échine…

Dans Tous les jeux de ma vie que cependant j’affectionnais tant…
J’ai jeté mes dés sans attendre le résultats, 
j’ai jeté mes cartes sur le Tapis et me suis couché.
J’ai couché mon roi sur l’échiquier… J’ai abandonné la partie. J’ai déclaré forfait.
Perdre et sortir du jeu définitivement… Je me suis résigné.

Je suis déjà passé de l’autre côté.

Ce texte ne se veut pas du tout déprimant, il est juste une fiction, une réflexion un peu profonde sur la résignation.
Celle que j’observe toujours souvent autour de moi, et que j’ai pris le parti de ne jamais adopter.

Je reste toujours profondément positive, et je prône justement la NON résignation… Il ne faut jamais jamais se résigner…
Il faut toujours continuer à se battre fièrement pour tout et à jamais.

Alors, je dédie ce texte… A ceux qui se résignent…
Et à ceux qui ne se résignent pas…

La Magie de la Paréidolie.

A la croisée du monde céleste et de mon imagination, j’entrevois…
Un Ange ailes déployées sur son char tiré par un ours blanc auréolé
Coeur Artefact
Petit Phoenix au dessus des montagnes
petit ange
Super Heros !
Le « HUIT » Mon chiffre et symbole de l’INFINI

Par l’imagination de nos esprits cartésiens
qui ne peuvent concevoir dans l’informe 
de signification rationnelle et satisfaisante,
nos Yeux admirent souvent des images et
des couleurs indéfinissables mais merveilleuses.
Dans le ciel immensément mystérieux,
dans les eaux profondes des mers, 
le bleu des lacs ou des rivières,
dans les chaleurs et les vapeurs des dunes,
dans l’infinie beauté de la nature végétale ou minérale
Et notre cerveau ne peut s’empêcher de les associer 
à des représentations connues de lui.

C’est ainsi que partout où l’onirisme du monde qui
nous entoure nous frappe de ses magnificences,
notre cerveau reconstitue ses images familières, 
des animaux, des visages ou des personnages.
C’est ainsi que naissent des dragons dans les parcs, 
des anges et les animaux mythologiques
ou extraordinaires dans les nuages, dans les rochers,
sur les plans d’eau en miroir, dans la moindre fleur…

Certains croient juste que ce sont des mirages…
Certains croient juste que la Paréidolie est cartésienne 
et prouvée scientifiquement (ce qui est vrai aussi)
Et d’autres…
Même s’ils sont dotés d’une intelligence efficiente et rationnelle, 
choisissent  délibérément cependant de croire aux signes du destin,
aux cadeaux de nos anges gardiens, aux guides sur nos chemins… 

Et entre tous ceux-là, Moi, j’ai décidé définitivement d’être de ceux-là… 
de ceux qui croient que les dieux mythologiques m’envoient
des beautés éphémères pour que ma vie ait un sens, 
pour que mon esprit continue à s’émerveiller du Tout,
continue à rêver à Tout et que Tout reste possible…
Que Tout existe…

Monsieur « Qui vous voulez »…
« Vierge artificière » Baie de St Maxime
Petit Colibri
Les Nuages amoureux – Lac d’Annecy
La « Belle et la Bête »

Les Passagers du Vents…

Parapente au-dessus du Lac d’Annecy

Accrochée à mes fils…
Tout là-haut, quelques voiles sur mon dos
Je ballote aux courants et je rêve…
Tout est si calme et beau…
En suspend entre le ciel et l’eau…
J’entrevois à l’horizon des nuages
La Terre promise en Placébo…


Moi, frêle petit oiseau
Volatile papillon
Esprit, Ange ou Démon
Qu’importe 
D’en Haut…
Tout se rallonge, s’étire, s’étiole et se distend
Tout est Harmonie
Tout est symphonie
Tout est Larghetto… 

Nous sommes les passagers du Vent…

Nous sommes si petits…
Nous sommes si légers…
Nous sommes si fragiles… 
Nos cœurs si graciles
Et nos âmes si fébriles…
Dans ce monde de fourmis 

Nos plumes blanches ouvertes au vent
Dans la tourmente du temps

Nous sommes…
Des petits insectes intérimaires luttant
Contre le déchaînement des éléments
Des esclaves intermittents
Des sentiments ambivalents

Nageant, volant, courant,
Nous débattant bravement
Dans l’ébullition de nos envies
Et la fusion de nos énergies
Brûlant et nous consumant
Dans cette Confusion Tungstène
En Méli-mélo de filaments

Nous sommes les passagers du Temps…

Alors, en lévitation, je réalise… Et relativise…
Quelle importance?
L’incandescence de nos cœurs brûlés
L’inconséquence de nos actes manqués
La transparence de nos âmes dévidées
L’éthérence de nos propos aux subtilités avortées
Oui vraiment,
Quelle importance ?
L’absence de résonance
L’annihilation de nos transes
L’hérésie de nos silences

De la Haut…
J’entraperçois
Toutes les futilités du bas
Tout les vacarmes et les chaos
La terre tout au bout de mes doigts
Et le paysage réel de nos choix
Me semblent Nocebo…

Cependant… bientôt, Il faudra 
Replier mes Ailes voilées…
Que je me résolve à griller mon auréole 
Que je me résigne à la redescente
Du royaume des cieux
Que je m’assigne à Atterrir et fouler le sol bleu
Affronter d’un nouveau regard mon existence
Comme une renaissance
Vaillamment…

Il est l’heure…

Nous sommes les passagers du Vent
Nous sommes les passagers du Temps

Toujours Croire au Merveilleux…

Garder son regard d’enfant… Toujours…

Croire au Merveilleux…

C’est être capable de poser sur le monde, à n’importe qu’elle âge de sa vie,
un regard d’enfant où se lit notre âme pure et vierge comme à la genèse,
et en même temps intégrer l’âme et la sagesse de tous les âges du monde :

Celle qui devrait permettre d’avoir en même temps 8 ans,
pour l’insouciance, la naïveté et la force de croire en ses rêves,
que tout est possible et que le meilleur reste à venir,
15 ans pour la passion, l’insolence et la témérité de les mettre en œuvre
et 100 ans pour la sagesse d’en relativiser les résultats ».

Le MERVEILLEUX n’est-ce pas aussi, lorsque notre regard pur se reflète
en miroir dans le regard pur du reflet que l’on admire…
et que l’on s’aperçoit soudain, qu’il n’y a pas de miroir,
et que ce reflet en symétrie n’est pas celui de nos propres yeux,
mais celui identiquement pur de ceux de notre âme sœur
enfin trouvée se tenant devant nous…

Et Une Métaphore appropriée :
C’est aimer et espérer infiniment le REVOLVER et son coup de Feu de LIBERATION :
Mais en maillot de bain, en se tenant fièrement en hauteur enchaîné
sur son plot de départ, shooté par l’adrénaline, à l’affut du bruit tant espéré…

Quand le coup de Feu nous libère de notre immobilisme
et donne l’ordre d’impulsion du plongeon dans un nouveau départ de compétition,
une nouvelle course de vie à GAGNER…

Pas pour Y mettre un Terme… Pas pour y écrire le mot FIN…

MÖBIUS

Illustrations et Photomontage réalisés par Thibault58,
avec photos Mer et Ruban de Angieriquedm8

J’avance sur le Möbius
Des kms à l’endroit, à l’envers
Je te gagne, je m’y perds
Je me gagne et je te perds
Tête en bas, tête en l’air


Je marche sur le Möbius
En vitesse ou au Ralenti
En ivresse ou en Léthargie
Mais jamais, du chemin infini
Ne tombe ou ne dévie


Je cours toujours sur le Möbius
En avant en arrière, matin ou soir
Reste Aléatoire et dérisoire
Mon éphémère trajectoire
Que rectifie le hasard


Citius, Altius, Fortius…
Qu’importe… Je n’y puis rien faire
Que je stoppe ma cadence d’enfer
Ou hâte le pas, tout droit, de travers
En coup droit ou en revers
L’incidence reste légère


Prisonnière du Möbius
Sur le ruban de ma vie
Qui m’entoure, qui me lie
Quoi que je modifie
Sans cesse, je glisse à l’infini

En topologie, le ruban de Möbius (aussi appelé bande de Möbius ou boucle de Möbius) est une surface compacte dont le bord est homéomorphe à un cercle. Autrement dit, il ne possède qu’une seule face contrairement à un ruban classique qui en possède deux.
Symbole de l’infini.
 

Retrouvez Thibault58 et ses autres illustrations et poèmes, ainsi que Angieriquedm8 sur le très beau site de poésie que je vous invite à visiter : https://lespoetes.net